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Dɔ kɛra
Société

Pourquoi nous croyons si facilement ce qui nous arrange

1 min de lecture

Le biais de confirmation nous pousse à retenir ce qui confirme nos idées et à écarter le reste. Le reconnaître est le premier pas pour s’en défendre.

Face à une information, notre cerveau ne se demande pas d’abord « est-ce vrai ? » mais « est-ce que cela correspond à ce que je pense déjà ? ». Ce raccourci s’appelle le biais de confirmation, et personne n’y échappe.

Il fonctionne de deux manières. D’abord en filtrant : nous remarquons davantage les faits qui appuient nos convictions. Ensuite en interprétant : face à une information ambiguë, nous lui donnons spontanément le sens qui nous arrange.

Ce mécanisme n’est pas un défaut d’intelligence. Il est même utile : sans lui, nous remettrions tout en question en permanence et ne déciderions jamais rien. Le problème apparaît quand il nous enferme.

Un moyen simple de s’en prémunir consiste à inverser la question. Plutôt que de chercher ce qui confirme une idée, chercher ce qui la contredirait. Si rien ne pourrait la contredire, ce n’est probablement pas une idée mais une croyance.

S’informer, ce n’est pas accumuler des preuves de ce que l’on pense déjà. C’est accepter de changer d’avis.

Pourquoi nous croyons si facilement ce qui nous arrange — Dɔ kɛra