
Développement personnel
Chaque choix a une conséquence
Le vrai sujet n’est pas d’éviter les conséquences — c’est impossible. C’est de savoir, avant de choisir, laquelle on est prêt à assumer.
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On présente souvent une décision difficile comme une opposition entre une bonne et une mauvaise option. Dans la vie réelle, c’est rarement le cas. La plupart des choix qui coûtent opposent deux options acceptables, dont chacune ferme quelque chose. Ce n’est pas une question de discernement moral : c’est une question de renoncement.
Ce qui rend ces décisions pénibles, ce n’est pas l’incertitude sur ce qui est bien. C’est qu’aucune option ne permet de tout garder. Accepter un poste, c’est renoncer à un autre. Partir, c’est perdre ce qui rendait le fait de rester supportable. Rester, c’est accepter ce qui donnait envie de partir.
D’où une manière plus utile de poser le problème. Plutôt que de chercher la meilleure option — question sans réponse tant qu’on ignore l’avenir — se demander quelle conséquence on est capable de vivre avec. Non pas laquelle est la plus légère sur le papier, mais laquelle on saura assumer dans six mois, y compris les jours où l’on doutera.
Cette question a un mérite : elle est vérifiable. On ne peut pas savoir si un choix sera bon. On peut assez bien savoir ce qu’on est capable de supporter, parce qu’on se connaît. Et un choix assumé, même difficile, se traverse beaucoup mieux qu’un choix subi.
Il faut compter aussi avec le choix qu’on croit ne pas faire. Reporter une décision est une décision : c’est laisser le temps ou quelqu’un d’autre trancher à sa place, en gardant l’illusion de n’avoir rien décidé. Les conséquences arrivent quand même, à cette différence près qu’on ne les a pas choisies.
Décider, ce n’est pas éliminer le risque. C’est choisir lequel on préfère porter.


