Certaines erreurs persistent non par négligence, mais parce que la règle n’a jamais été expliquée clairement. En voici quelques-unes, et leur logique.
Beaucoup de fautes ne viennent pas d’un manque d’attention mais d’une règle apprise par cœur, jamais comprise. Or une règle comprise ne s’oublie plus.
Prenons « après que ». On écrit « après qu’il est parti », à l’indicatif, et non « après qu’il soit parti ». La logique est simple : ce qui suit « après que » a déjà eu lieu. C’est un fait, pas une hypothèse. Le subjonctif, lui, sert à l’incertain — d’où « avant qu’il soit parti ».
Autre cas : « malgré que ». L’expression est à éviter en français soigné. On dira « bien que » ou simplement « malgré » suivi d’un nom.
Enfin, l’accord du participe passé avec « avoir » n’est pas une lubie. Il s’accorde avec le complément d’objet direct uniquement quand celui-ci est placé avant. « Les lettres que j’ai écrites » : le complément « que » précède, donc l’accord se fait.
La langue française a ses irrégularités, mais elle a aussi sa cohérence. La connaître, c’est cesser d’écrire avec la peur de se tromper.